Plus de 25 ans de création, 3 entreprises, et une passion qui n’a jamais bougé. Avec Terrific, Didier opte pour un modèle qui reflète l’évolution du métier : les talents ne sont plus seulement en agence, beaucoup ont choisi l’indépendance, et ce sont souvent eux qu’on appelle sur les projets stratégiques.
Quel est ton rôle dans le collectif ?
Garantir que les idées soient justes. Réunir et accompagner les talents, cadrer, affiner, pousser plus loin. Challenger quand il faut challenger. Simplifier quand ça se complique.
Et surtout, créer les conditions pour que chacun s’épanouisse et donne le meilleur. Un collectif fonctionne quand chacun est à sa place, reconnu, écouté. Mon rôle, c’est aussi ça : protéger l’exigence sans brider l’énergie.
Pourquoi avoir créé Terrific ?
Je crois que c’est un modèle qui fait sens aujourd’hui.
Beaucoup de très bons talents ont choisi l’indépendance, et pas par défaut. Par envie de liberté, de responsabilité, de sens. Les agences ont des talents, bien sûr. Mais il y en a tout autant dehors. Et souvent très pointus. D’ailleurs, en appel d’offres, ce sont souvent eux qu’on appelle.
Terrific, c’est simplement réunir ces talents au bon moment, autour des bons projets. Composer la bonne équipe plutôt que faire rentrer un projet dans une structure figée.

C’est quoi une bonne création pour toi ?
Une idée juste.
Celle qui répond à une problématique posée. Celle qui sert la marque, qui parle à la bonne personne, au bon moment. Il faut évidemment que l’idée soit bien réalisée. Mais ce n’est pas que ça. Pour qu’une agence soit dite créative, il faut que tout le monde respecte la création, la porte et la défende. Si on dit oui à tout sans réfléchir, aucune bonne idée ne va pouvoir sortir.
La créativité demande du courage. Et parfois, savoir dire non.
Quelle place pour l’IA dans ton travail ?
C’est un outil. L’IA accélère, enrichit, permet d’explorer vite. C’est formidable pour ouvrir des pistes, tester, gagner du temps.Mais l’intuition, l’expérience, la sensibilité… ça, aucune machine ne l’a. L’IA fait ce qu’on lui demande. Si on lui demande n’importe quoi, elle fera n’importe quoi.
La valeur reste humaine. L’outil ne remplace pas le regard.
Ton moment préféré dans le process créatif ?
Quand l’idée tombe. Après avoir exploré différentes pistes, parfois beaucoup trop, parfois dans tous les sens… et bam, l’idée tombe comme une évidence. On vérifie qu’elle répond bien à la problématique, voire plus. Et il y a ce petit moment où tout s’aligne. Où on se regarde et on sait qu’on tient quelque chose.
Ce moment-là, c’est LE moment. Celui qui rappelle pourquoi on fait ce métier.